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Échos
du séminaire de Moscou 2006
Échos
du séminaire de Palm Springs 2006
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du séminaire de Mexico 2006
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du séminaire de Los Angeles 2005
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du séminaire de Rome 2005
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du séminaire de Haarlem 2005
Échos du séminaire de Long Beach 2005
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Voici quelques-uns des comptes rendus que nous avons reçus des participants du séminaire récent: Ma soeur la
Lune, mon frère la Lune
Traquer mes idées à propos d’être
un homme avec les autres hommes fut un magnifique cadeau. Le sujet m’est
familier, je me suis penché dessus souvent et profondément
depuis plusieurs années. J'ai appris à accorder plus d'importance aux aspects intellectuels et moraux que physique de toutes ces caractéristiques masculines. Cela est apparu très clairement lors de l'inventaire du "coté noir" des attributs mâles : indiscipliné, incapable de défendre les droits (plutôt que fort, dur), indécis, influencé par les circonstances, (plutôt que stable et persévérant) incapable de contrôler les événements ou d’enrôler des suiveurs (plutôt que leader...) Prendre conscience de tout ça en pratiquant la forme de la lune m'a apporté des nouveaux points de vue extrêmement clairs à chaque phase. En même temps je me suis aperçu que j'étais plus conduit à me comporter d'une certaine façon par peur des caractéristiques négatives que par l'attrait de la lumière. La nouvelle lune m'a apporte un sentiment d'ouverture de
réceptivité, la conscience de pouvoir accepter les impulsions
du monde tel qu’il est, plutôt que de le forcer à se
conformer à mes plans et mes objectifs. Pendant le premier quartier
j'étais toujours ouvert mais engagé dans le monde en collaborant
plutôt que d'imposer mes plans et mes initiatives. Les choses ne
parviendront pas à s'accomplir si je reste replié sur mes
conceptions de comment on doit s’y prendre. Me concentrer sur la position corporelle associée à un moment récent de collapsus ou de fixation m'a conduit à un souvenir de jeunesse durant lequel mon père, à l’époque au chômage et sans projets était dans la même position. Plus tard au moment où il était aux soins intensifs après un accident cardiaque j’ai retrouvé cette même position. La question de savoir ce que j'aurais pu faire de diffèrent dans la première scène fut très puissante. Figé par le fait de ne pas savoir quoi faire pour lui et peut être même d'exacerber son sentiment de faiblesse et de désespoir (qui semblait d'ailleurs figer également ma mère) je ne fus même pas capable de le serrer dans mes bras. Toute la famille partageait cette notion que nous ne pouvions reconnaître sa douleur car il était cet être fort qui soutenait la famille. Mon père est mort depuis vingt ans aujourd'hui (emporté par sa troisième crise cardiaque quand j'avais 26 ans). Je ne pense pas souvent à lui mais je crois que cela va changer car le modèle qu'il ma légué pas seulement en mal mais aussi en bien est très positif. Ce modèle peut me conduire à remplacer la peur par une attirance sincère vers la lumière.
Merci au souffle du séminaire, il m'a remué, il a fait tomber les masques, il m'a ouverte entièrement. Je me sentais vulnérable, légère réelle et connectée avec des endroits avec lesquels je n'avais pas été connectée depuis très longtemps. J'ai ri et pleuré comme cela n'était pas arrivé depuis mon enfance. Le séminaire m'a donné le courage de tourner mon regard vers des zones d'ombre en moi et de porter attention à des choses que j'avais laissées de coté et choisi d'ignorer car elles me submergeaient et que je ne savais pas par ou commencer. Le séminaire m'a offert une connexion vers un sentiment d'affection pour ma mère. J'avais oublié ce sentiment depuis que j'avais une dizaine d'année. Désormais je peux partir de là, de ce sentiment d'affection pour elle qui s'est réveillé lors de la chanson c'est toi que j'aime et par l'histoire de lori. Ce sentiment devrait être le point de départ pour mes nouvelles rencontres avec elle. Auparavant à chaque fois que je faisais un effort pour faire quelque chose dans notre relation la colère et les reproches finissaient par resurgir et évidemment rien ne changeait. Cela augmentait simplement la frustration chez chacune de nous deux. Ma dernière dispute avec elle a eu lieu il y a un an, après que nous nous soyons presque perdues de vue. Je l'appelais de temps en temps mais nos conversations étaient pleines de reproche et de colère. Ce qui avait encore aggravé les choses était ma décision de divorcer. Elle ne voulait pas entendre mes arguments, et je ne voulais pas écouter les siens. Toute la colère et la frustration accumulée en moi depuis l'enfance sont alors ressorties. Elle déclara alors que si je divorçais mieux valait l'oublier. Je n'existerais plus pour elle après ca. Apres le séminaire une chose était claire. Je devais trouver
un moyen de renouer le contact avec elle depuis un sentiment d'affection.
Ce sentiment qui avait resurgit lors de la chanson "It's you i like". Ce fut si simple et inattendu. Il venait de se passer ce que je croyais qu'il mettrait des années à arriver : Cette conversation. En fait c’était à moi de m'ouvrir et de l'appeler avec une intention différente. Après cette conversation j'ai senti des vagues d’énergie et de légèreté. Je me sentais joyeuse comme une enfant et je me suis mise à danser comme quand j’étais petite... libre et légère sans préoccupations ni pensées. Le jour suivant j'ai récapitulé mon histoire avec mon témoin.
Je me suis souvenu de ma position corporelle quand je me disputais avec
ma mère. Ma poitrine était lourde comme si je portais un
fardeau à l’intérieur. Pour ce nouveau cycle j'aimerais explorer plus avant les jugements et les plaintes accumulées toute ma vie au sujet de ma mère. Voici un petit poème que j'ai trouvé après le séminaire. "Et alors peut-être pour la première fois de ma vie j'ai pris la lampe et me suis aventuré vers mon moi le plus profond. Et comme je m’éloignais des certitudes conventionnelles je perdis contact avec le moi que je connaissais. A chaque pas de la descente une nouvelle personne se révélait en moi. ... Et quand je dus m’arrêter car le chemin disparaissait, il y avait un abîme sans fond à mes pieds duquel sortait le courant que j'ose appeler ma vie." Teilhard de Chardin. Merci à la lune et à tous les êtres lunaires du séminaire pour cette fantastique journée.
Au cours du “ mapping ” en particulier des zones
autour de la cage thoracique j'ai eu l'impression à un moment que
la salle disparaissait. Je me suis assise et mes larmes ont commencé
à couler sans retenue. Je pouvais juste garder la tête baissée.
C'était la première fois que cela m'arrivait. Je m'étais
déjà senti au bord des larmes lors de certains séminaires
ou de classes mais c’était vraiment la première fois
que je me laissais aller à pleurer. Je ne pouvais pas trouver un
souvenir précis, mais ce "mapping" avait déclenché
quelque chose dans ma poitrine. Vers la fin, en allant vers les toilettes
quelque chose en rapport avec ma mère est revenu. Ce n'était
pas très clair mais c'était quand j'avais été
cherché ma mère en prison avec ma grand-mère. L'endroit
était sombre et effrayant spécialement pour une enfant de
7 ans. J'entendais sa voix au loin. Je pensai alors : "Ce n'est pas
elle, cet endroit n'est pas réel". J'étais complètement
figée. A ce moment j'ai cru que j'allais quitter le séminaire.
J'avais déjà commencé à remettre mes chaussures
quand mon témoin apparut. Veux-tu faire l'exercice maintenant ? Je ne peux pas être sur que cet événement avait un rapport avec ma crise de larme mais en décrivant à mon témoin ma position corporelle (tout bloqué dans ma gorge) je prononçais les mots : j'ai peur qu'on me fasse du mal... Ensuite mon corps se relâcha et toutes les tensions s'en allèrent. J’ai l'impression que depuis lors, cette position "gelée" associée à l'incapacité d'exprimer quoi que ce soit s'est répétée sans arrêt. Peu importe ce qui pouvait survenir dans notre famille, il me fallait garder mes pensées pour moi et continuer à avancer.
Quand je suis rentré chez moi une lettre de ma mère m'attendait.
Pour la première fois elle me disait combien elle était
désolée de ne pas avoir pu être la durant toutes ces
années. Et il y a plus encore. Ce moment ou nous nous sommes immergés dans la salle ou les gentlemen "d’énergie" étaient assis ; j'ai eu l'impression d'une rencontre avec des tours de silence, si solide et en même temps gentils et accueillants. Un différent silence. Je me suis senti capable de m’asseoir pour partager avec eux sans me sentir intimider par leur nature. C'était un être échangeant avec un autre. Nous apprenions les uns des autres sans que je cherche à me protéger d'eux. Nous ne sommes pas ce que nous croyons être et c'est ce qui est beau. En écoutant et en restant présent nous avons permis à cette beauté de surgir et nous avons pu sourire comme quand nous étions enfants sans juger. J'étais respectueuse de ses pensées et lui était respectueux de mon être. Ma matrice me dit que c'est le début d'une véritable relation entre nous. C'est comme si je sentais directement avec ma matrice un certain nombre
de choses que je comprenais avant uniquement intellectuellement. La confiance
entre moi et ma matrice commence juste à faire surface. Faire confiance à ma mère c'est maintenant comme faire confiance a ma matrice. Merci, merci!!!!!!!!!!!!!!!! La joie du guerrier danse à L.A.
Dés le début j'ai senti une légèreté inhabituelle y compris chez les instructeurs. Il n'y avait pas ce besoin de prouver quelque chose. Je me sentais très à l'aise en l'absence des femmes. J'ai pris conscience pour la première fois de toute l'énergie
gaspillée avec les femmes à faire la cour etc... J'avais
beaucoup lu à ce sujet dans les livres de Castaneda mais c'était
resté à un niveau intellectuel. Après le séminaire j'ai commencé à traquer les idées que j'entretiens sur mon père. Comme d'habitude les premières choses à venir furent : je n'aime pas quand il est dur avec moi ; il travaille trop ; il ne développe pas ses talents artistiques ; il n'a pas assez de temps à me consacrer ; Il ne me traite pas en personne adulte. Il ne me donne pas assez de liberté. La liste s'allongeait ainsi avec à chaque déclaration des souvenirs associés. Puis en continuant encore cette exploration j'ai commencé à collecter une série de souvenirs diamétralement opposés. Par exemple il m'avait laissé partir deux semaines en voyage à la mer avec des amis alors que j'étais encore jeune et qu'il n'y avait aucun adulte avec nous. Peu de parents auraient permis cela à leur gosse à cette époque là où je vivais. Cette nouvelle liste s’avérait être tout le contraire de la première. Je fus très surpris par toutes les contradictions qui étaient présentes. Et je commençais donc à dresser une nouvelle liste comportant toutes les choses que j'aime à son sujet. Se faisant, je réalisais ma tendance à faire des choses similaires à celles que je peux lui reprocher de faire. Cette prise de conscience m'a donné une forte envie de mieux comprendre tout ça et d’être plus en accord avec ce que j'aimerais être. Petit à petit la liste des choses que j'aime chez lui fut aussi longue que ma première liste. Tous ces exercices m'ont aidé à approfondir l'idée
de ce qu'est être un homme. Enfant je me suis développé
physiquement un peu moins vite que ceux de mon âge. J'ai retrouvé
de nombreux incidents au cours desquels je m'étais retrouvé
"figé" avec cette idée de ne pas être vraiment
un homme. En cherchant plus loin je me suis aperçu que cette idée
d’être "un vrai homme" n'est pas vraiment la mienne.
C'est plutôt quelque chose que j'ai incorporé suite à
certaines situations et préjugés sociaux sans jamais m'interroger
là dessus par moi-même. Plus paradoxal encore cette idée
de ne pas être vraiment un homme est maintenant ancrée en
moi alors que je possède toutes les caractéristiques physiques
d'un homme. En explorant cette idée avec la forme de la lune j'ai
senti qu’être un "homme véritable" c’était
être fluide et écouter le disque inférieur.
Pendant l’atelier des femmes, le mapping fut fascinant parce que j’ai pu clairement me rappeler un changement de vue. Il y a eu une époque où je pouvais quitter un séminaire et être simplement débarrassée des choses déclenchées par mon histoire personnelle. Je vois ça comme de trouver des bombes vivantes enfouies dans la boue, à découvert et amorcées. Je tournais autour, faisant des pieds et des mains jusqu’à ce que je réussisse à assimiler et récapituler l’histoire personnelle libérée en me tapotant le corps. Cette fois, j’ai trouvé le souvenir le plus subtil et le plus discret, l’amour et l’affection que j’ai emmagasinée. Le soir de la première nuit, après que nous ayons cartographie exclusivement l’aire en dessous de la taille, le mapping a continué alors que j’étais couchée dans mon lit, attendant le sommeil. C’était comme si la partie inférieure de mon corps, et seulement cette partie, était un xylophone. Quelque chose de mystérieux tapotait doucement ici et là, surtout à l’arrière de mes jambes, tap tap tap. Je cherchais des souvenirs, mais mes pensées étaient silencieuses. C’est alors que je reçus une image venant du ciel – un espace très sombre rempli de douces lumières étincelantes, chaque lumière correspondant à un tapotement, une brève chose silencieuse et brillante. Mes jambes que j’avais perçues jusqu’ici comme des épaisseurs de boue portant des bombes devinrent d’abord un clavier musical, puis un vaste ciel nocturne habité par des étoiles. Si j’ai perdu quelque chose à propos de ma perception de mes jambes, c’était le pire des trésors, Je ne considère pas cela comme une perte. Je restais couchée là, dans cet hôtel bon marché, avec le décalage horaire et expérimentais une profonde révérence pour le mystère et de la gratitude pour cette expérience. La Forme de la lune et toute la récapitulation ont ranimés les côtés doux et lumineux de mon expérience avec ma mère. Il y a eu une époque où parmi tous mes souvenirs la concernant je me focalisais sur ceux qui m’étaient douloureux. Par exemple une fois elle cassa mes lunettes en me frappant en pleine figure. Elle avait ses raisons, j’avais moi-même mes torts, et ce n’était pas la première fois qu’elle me frappait. En fait, elle et mon père avaient uni leurs forces pour m’enlever du collège pendant un an, parce que ma relation avec mon petit ami était trop intense, et que cela interférait avec mes études. Je retournais au collège au bout d’un an à condition de ne plus le revoir. Nous (mon petit ami et moi) sommes restés sept ans séparés, et aucun d’entre nous n’en aima un autre malgré l’abîme qui nous séparait. Il m’a fallu des années pour oublier ces expériences et passer à autre chose. J'en ai retenu combien les relations avec les parents sont fondamentales. Chaque étape de ce processus de travail intense pour aimer mes parents comme des êtres mystérieux ayant leurs raisons d'agir et qui m’ont toujours aimée a été le pire des efforts. Je pleurais lors de l’atelier quand nous avons parlé de nos mères- parce qu’un jour elle mourra et que je l’aime très profondément. J’utilise chaque opportunité pour la remercier pour tout, depuis le don de ma vie jusqu’à des détails de ma vie quotidienne… Je m’attendais à ressentir de grandes choses quand nous nous sommes jointes aux "gentlemen d’énergie". A ce moment, je fus contente de voir qu’ils étaient en silence. Je sentis la masse de la pièce et tous les êtres. C'était bien. Je me semblais complète, et sans aucun besoin avant d’entrer, et je me sentais complète et sans besoin après être entrée. J’aime tous mes amis, j’ai des amies parmi les femmes que je me réjouissais de voir, et j’ai des amis parmi les hommes que je me réjouissais de voir. Les amis sont des Entités. J’aime les nouveaux instructeurs et le choix que vous avez fait de laisser plus de praticiens parler et partager leurs expériences. Pourquoi donc ? Parce qu’ils incarnent le mythe ; ils valident actuellement le fait que la Tenségrité fonctionne. Je ne veux aucun instructeur pour m’en aller parce que la continuité de la communauté entière des apprentis m’apporte de la joie. C’est un défi de continuer tous ensemble et j’en apprécie l’effort sous-jacent. Ce dont nous sommes témoins c'est la croissance de la conscience de notre structure entière de Tenségrité, et c’est ce que je chéris, supporte et destine à tous ceux d’entre nous qui en font parti.
Chers Etres Lunaires de l’atelier de l’UCLA ! Je me rappelle une scène quand j’avais environs 16 ans. Ma mère –à l’improviste – me dit que mon nez est trop long. “ Tu devrais te faire opérer ”, suggéra-t-elle. Bien que cela m’ait réellement blessée, j’essayais de rester cool et lui répondis “ Tu sais bien que comme ce genre d’opération coute cher ! ”, mais elle répliqua : “ Oui, mais dans ce cas, je paierais la note ”. Les semaines suivantes, je regardais mon nez dans le miroir, et je ne pouvais pas oublier facilement cette conversation. Nouvelle lune : elle voulait juste dire ce qu’elle voyait, s’exprimer. Premier quartier : elle voulait m’aider. Pleine lune : Je me suis émancipé d’elle- je peux voir ses inquiétudes et les retenir comme propositions- mais ce ne sont pas les miennes. Dernier Quartier : Je suis bien avec moi-même, je sens ma matrice. Après l’Atelier, alors que je marchais tristement en me languissant à propos d’un garçon que j’aime, j’essayais d’analyser ce sentiment de tristesse, et je réalisais que c’était le même sentiment de langueur que pour ma mère. Je fus très surprise de la voir à l’origine de mes envies vis à vis des autres. Je n’avais pas vu, que mon amour pour les hommes était influencé par ce que j’avais vécu ou expérimenté avec ma mère ! Pendant le Silence, sur les gradins, je trébuchais- une fois encore- sur un souvenir d’enfance à l’âge de 6 semaines, quand ma mère me laissa avec ma grand-mère. Assise dehors dans cette atmosphère exquise, je me demandais pourquoi mes pieds et mes orteils étaient à l’étroit, de petites pensées qui me traversaient l’esprit. Je regardais mes orteils, essayant consciencieusement de les sentir et je vis tomber ce petit bébé qui existe toujours dans ma personnalité, pleurant après sa mère, ne sachant pas pourquoi elle était tombée où elle était, se sentant jetée dans l’inconnu… Je peux juste le formuler comme cela, reconnaître cette conscience de se sentir sans aide, sans défense, apeurée. J’essaie de me le remémorer plus souvent, mais c’est toujours accompagné par de la crainte, et je sens qu’il y a là beaucoup d’énergie dissimulée, ce qui est trop difficile, trop adulte… de devenir moi-même. J’aimerais être consciente de ce petit bébé à l’intérieur de moi-même et l’aider à grandir jusqu’à l’âge où je me trouve maintenant… Je pense avoir trouvé un bon fil à démêler—J’ai un souvenir de quand j’avais 13 ans à peu près, dans lequel ma mère était en colère et criait “tu ne sortiras pas ce soir ! ”Elle n’avait pas de véritable raison en dehors du fait que je "sortais sans arrêt", aussi appelais-je mon père à l'aide: qu’est ce que cela veut dire ? Ca n'a pas de sens! Comme elle était à moitié hystérique et qu'en plus elle disait des choses illogiques, il se mit de mon côté, ce qui était assez fréquent. Je détestais être régentée par elle, principalement quand elle était dans cet état d’hystérie, il me semblait alors qu’elle était folle et qu’elle se dressait en travers de mon chemin. Il semblait que nous étions souvent dans cette situation de “dominant/dominé ”--Je sentais que j’avais juste à persuader mon père pour “gagner ”, ce qui me permettrais de faire ce dont j’avais envie, et ce qui bien sûr la rendait furieuse (ma mère). Depuis peu j’ai une nouvelle camarade de chambre qui a un fils à sa charge, qu’elle a eu longtemps avec elle mais qui est parti pour le moment. Elle me dit des trucs comme “est-ce que ça te ‘tuerais’ de rester à la maison ce soir ? ” et “as-tu pris tes vitamines aujourd’hui ? ” je pense que j'ai des choses à traquer dans ces situations. Lors de la Forme de la lune, à la nouvelle lune, je me suis demandé quand j’avais perdu ce respect pour ma mère ? J'ai été violemment frappé par un souvenir de quand j’étais très jeune, peut-être à 4 ou 5 ans, dans lequel elle était complètement hystérique et hors d’elle, criant et pleurant, “je vais tous vous quitter ! Vous allez bien regretter ! ” Je m’étais sentie terrifiée car cette fois ci elle semblait vraiment sérieuse. Et moi, qu’est-ce que j'allais devenir? Après avoir été très embêté il m’avait fallu trouver comment prendre soin de moi-même, parce que je ne pouvais pas être vraiment sur qu'elle demeure avec nous. Et je mourrais d’envie de foutre le camp, pour faire ce dont j’avais envie. Pour Noël, je demandais des trucs comme des couvertures et un fer à repasser et d'autres trucs dont je pourrais avoir besoin. Je finis par m'en aller avant d’avoir fini le lycée, craignant souvent pour ma survie. Maintenant nous nous entendons plutôt bien (aussi longtemps que je n’ai pas à vivre avec elle !), mais je me demande en quoi cette situation précoce a forgé mon dialogue intérieur ! Je pensais lui demander si elle se rappelait ce moment là, pour connaître son avis. J'imagine qu’elle ne sentait pas assez de reconnaissance pour tout le dur labeur qu’elle fournissait et les sacrifices qu’elle avait faits, et que j’étais trop jeune pour le comprendre et pour la prendre au sérieux. Mais j’ai aussi toujours évité les conflits, parce que je trouvais cela très inconfortable, au point même de ne rien exprimer ouvertement par moment. C’est plus facile pour moi de tout quitter plutôt que de jouer le même rôle que celui qu’elle avait choisi. Voilà ce que je traque lors de ce cycle lunaire.
La première chose que je notais en entrant dans la salle de pratique des hommes ce vendredi soir fut un sentiment de sérénité et de calme dans la pièce. Je me sentis instantanément tranquille, sans aucune des appréhensions que je ressens parfois au début d’un séminaire. Je sentis définitivement une camaraderie avec les êtres de la pièce ; j’ai trouvé que cela avait même englobé mes interactions avec mon témoin lors de nos exercices de traque. Il semblait que nous nous sentions tous les deux vraiment libre de partager ouvertement nos expériences et nos perceptions de ce qu’est être un homme. J’aimerais voir plus d’ateliers de ce type ; je trouve cela très productif et très agréable. Parmi les différents éléments de ma liste sur ce que signifiait “ être un homme ”, celui que j’ai pisté pendant tout le week-end était qu’ “ être un homme ” signifiait “ avoir le contrôle ”. Le côté sombre de ça semble être “ admettre que je ne connais pas la réponse ”. Lorsque je pistais cela à travers les passes des phases de la lune, il m’apparut clairement combien la collaboration et un esprit d’exploration mènent à de nouvelles possibilités, ce qui contrastait brutalement avec les sentiments (et la position corporelle) habituels et contractés dont j’ai l’expérience avec “avoir le contrôle ” et “ faire à ma manière ”. En traquant cette position du corps, je soupçonnais que cela était associé à une interaction que j’ai eue avec mon père en grandissant ; Je voulais l’aider à ce sur quoi il était en train de travailler, mais je fus renvoyé de façon bourrue par un “ je n’ai pas besoin de ton aide ”. Je veux traquer cela plus profondément ; j’aurais une opportunité lors d’une prochaine visite de famille. Je vais regarder en avant pour trouver des opportunités d’obtenir ses informations et ses conseils à propos d’un ou deux projets sur lesquels je travaille.
Différentes vues sur le moment où les femmes rejoignirent les hommes à la fin de l’atelier : • Le changement principal que je sentis fut que l’atmosphère devint plus légère, beaucoup moins solennelle. • Il m’a semblé que nous les hommes avons bénéficié de la capacité de concentrer l’énergie que nous utilisons habituellement pour faire la cour. Mais au-delà de ça, il semblait que nous nous intégrions à un type spécial de structure ; une possibilité éloignée des énergies destinées habituellement à faire la cour. • Avant que les femmes entrent dans la pièce, je me sentais très équilibré, calme et recueilli. Quand elles commencèrent à s’asseoir autour de moi, je me sentis un peu désorienté ; c’était comme si une énergie nouvelle entrait dans mon espace vital, et je pensais que je perdais ma sobriété. Alors que nous commencions à pratiquer “être en rêve ”, je me sentis plus léger et joyeux, influencé par l’énergie des femmes ; Je ressentais une perception plus ouverte et détendue de notre magnifique unité énergétique de sobriété, de joie et d’affection pure. • L’énergie des hommes a une bordure de dureté, de solidité, d’intensité et de sévérité. Quand les femmes entrèrent, il y eut ce magnifique mélange de luminosité, ces rires d’une intensité différente, comme le vent et le sable qui frappent le métal en l’adoucissant. • Un des moments les plus puissants de l’atelier fut quand
nous avons rencontré l’autre structure de Tenségrité,
celle des êtres qui possèdent une matrice. Je réalisais
combien était ancienne la relation entre les deux types d’énergies,
la mâle et la femelle. Cela fut en même temps quelque chose
de réellement nouveau et de novateur quand nous les avons rencontrées
dans un silence véritable, débarrassé de l’ordre
social. Quand elles entrèrent dans la pièce, je sentis un
courant de luminosité, alors qu’un autre praticien disait
: “ C’est comme si notre rêve devenait plus coloré.
”
Je vis mon père regarder mon dessin. Ses yeux verts devinrent rouges et s’ouvrirent démesurément. C’était les mêmes yeux enragés que ceux d’un tigre gravement blessé. Il se retourna comme une balle, aussi mal assuré qu’un arbre trop grand secoué par un vent fort. Il montra le dessin à ma mère qui se trouvait là aussi. Il tenait toujours le dessin dans une main et le portefeuille Rose Cendrillon dans l’autre quand il reprit ses esprits ; il commença à venir dans ma direction. Et ma mère le suivait. Pendant ce temps, j’étais toujours là à regarder la scène, complètement glacée. Mon énergie avait complètement abandonné mon corps quelques minutes plus tôt, me laissant complètement paralysée. J’avais le visage figé avec la bouche et les yeux ouverts. L’air de ma poitrine était complètement bloqué. Je ne pouvais plus respirer ! Je me sentais comme un poisson sans eau. J’avais perdu contact avec mon corps, avec la terre et avec les étoiles. Je me sentais complètement déconnecté. Mes épaules et mes bras étaient raides, mon estomac dur comme une pierre et douloureux. Mes jambes étaient tremblantes et faibles. Je restais là, glacée, assise alors que mes parents venaient vers moi. J’étais vraiment effrayée par eux et par leur réaction. Je me sentais très honteuse. Je pensais alors : “ Que va-t-il arriver ? Je suis perdue ! Ils m’ont découverte ! Je suis la pire fille du monde ! Je suis la pire ! Il y a quelque chose qui ne va pas avec moi ! J’ai tout faux ! Je suis sale ! Je suis sale ! Je suis sale ! ” Le dessin était maintenant entre les mains de ma mère ; elle l’agitait en l’air. Sa voix était à la fois forte et tremblante. Elle m’a demandé : “ Qu’est ce que c’est que ça ? D’où ça vient ? Comment sais-tu ça ? Comment sais-tu ça ? ” Ses mots couraient vite, j’étais incapable de réfléchir. La seule chose que je dis était : “ Quelqu’un l’a mis ici, je ne sais pas ce que c’est, ce n’est pas moi qui l’ai fait, je ne sais pas ! ” Mon père était silencieux et perplexe. Il me regardait seulement avec les mêmes yeux rouges. Il ne dit pas un mot. Pendant l’atelier, après que nous ayons pratiqué les passes de la matrice, je perçus la scène avec plus de nuances. Je pouvais voir le chemin pour me sortir de cette position glacée : décoincer ma poitrine et respirer profondément. Mettre mes mains sur ma matrice en essayant de trouver mes pieds, mes jambes et tout mon corps. Je pouvais voir combien mon père avait été blessé. Il était glacé de la même manière que moi. Il s’était effondré. Comme moi, il avait perdu sa contenance. Il avait perdu contact avec ses jambes, avec son corps, avec les étoiles et avec sa fille. Il ne pouvait pas reconnaître la main de sa fille dans ce dessin. Elle avait seulement 14 ans, elle était trop jeune. “ Comment peut-elle connaître de pareilles choses ? Qui peut les lui avoir apprises ? ” Dans la panique, ses yeux enragés étaient agrandis. La scène entière était si blessante. Il réagit à sa manière, il ne dit rien du tout. Il se renfermait de même que je me renfermais moi-même. Et à ce moment là, quelque chose changea dans notre relation. D’un autre côté, j’ai réellement pu me
revoir jeune. A cet âge où on est si curieux. On découvre
le monde, son corps et le corps des autres. Quand j’ai fait ce dessin,
c’était juste pour m’amuser. Je ne sais pas exactement
pourquoi je l'avais fait. C’était juste un dessin. Il me
donnait le sentiment de grandir et d’être une experte. A ce
moment, j'avais du me dire : “ Maintenant, Oui je sais ce que c’est
! ” Il y a quelques jours, alors que je parlais avec un type, je surpris
un changement dans le ton de ma voix. J’utilisais le même
ton que j’ai parfois avec mon père. Ma voix était
tremblante et faible. J’ai du m’en débarrasser en utilisant
mon estomac qui demeurait contracté et serré. Le fait de
parler me demanda alors un très gros effort. Ma tête se détachait
du reste de mon corps et la sensation était vraiment inconfortable.
Je discutais avec ce type de choses générales comme : “
Comment est la vie à L.A., comment ça va chez moi…
” Je dois aller plus loin encore pour en comprendre la véritable signification. Un autre souvenir : Quand j’avais 17 ans, mon petit ami avait une sœur superbe de qui j’étais très, très jalouse ; elle était grande et mince, et par-dessus tout elle avait le tour de poitrine que j’avais toujours rêvé d’avoir. Jour après jour, je priais pour devenir comme elle. Je me sentais très frustrée car je ne pouvais pas changer mon corps. Je commençais à penser sérieusement à la chirurgie plastique. Mes épaules ont essayé ma vie entière de dissimuler ma poitrine. Et elles étaient étroites, raides et douloureuses. Tous mes muscles tendaient vers ce renfermement. Mon cou et mon abdomen étaient raides aussi. En pratiquant la Forme de la Lune, je vis combien je m’étais cogné la tête contre les murs en pensant que j’étais moche et qu’elle était très belle, que je suis la pire, qu’il y a quelque chose d’imparfait avec mon corps, que je veux être comme elle. La pleine lune me raconta que je n’avais pas de chance parce que c’était un modèle fixé par la société. J’étais juste différente. J’ai appris combien il était absurde de rivaliser avec un mannequin, que mon corps était parfait comme il était. Je veux être reconnaissante envers ma poitrine. J’ai retenu toutes mes insultes. Elle est parfaite comme la nature l’a faite. Le dernier quartier m’a apporté le puissant désir d’ouvrir ma poitrine au monde et de la laisser respirer, parce que je ne l’ai jamais fait. Et la laisser percevoir librement. Me répéter que je suis présente ici et que j’ai tout ce dont j’ai besoin (une matrice puissante m’a montré le chemin), m’apporte une satisfaisante sensation de calme et de bien-être, qui me rappelle combien je suis chanceuse et combien j’ai tout ce dont j’ai besoin.
Lors du séminaire pour les hommes, je fus stupéfié par les nouvelles perceptions qui arrivèrent en pratiquant la Forme de la lune. A chaque fois, avant de la pratiquer, je pensais que cela ne produirait pas de nouvelles perceptions ; mais je ne m’en souciais pas, bien que j'eusse été ravi s’il devait y en avoir. J’ai apprécié ce que les Instructeurs ont dit à propos de l’importance des mots, et combien le langage définit la perception. Une des qualités que j’ai écrites à mon propos sur ce qu’est être un homme était qu’un homme est un meneur, et je pensais que j’avais toujours été un meneur. Pour moi, le revers c’est être un tyran, et je me suis aperçu que mes ordres se transformaient souvent en tyrannie à l’égard des autres personnes. La pensée d’être un tyran m’est insupportable ; c’est une perte d’énergie pour moi de me voir sous ce jour. Cela ne correspond pas à ce que j’ai envie d’être ou à la façon dont j’aimerais être avec les autres, mais j’ai pris conscience que cela était l’évidence et que j’avais souvent été témoin de ce côté sombre de ma personne. J’ai pratiqué la Forme de la lune pour avoir une idée de ce qu’est être un tyran en suivant différentes perspectives et voici ce qui m’est venu lors des différentes phases : Nouvelle lune : Premier quartier : Pleine lune : Dernier quartier : Dans le fond, ma perception d’ “ être un tyran ” a été redéfinie par cet exercice. Je ressens maintenant d’où ce type de comportement, associé à la tyrannie, est venu, et j’ai très envie de mettre en pratique les vues qui les contrebalancent ; le sentiment que j’ai tout ce dont j’ai besoin, en appréciant tous les moments que je passe avec les gens autour de moi, en faisant confiance à la vie pour prendre soin de moi est de ceux que j’aime, me laissant aller. Pratiquer la Forme de la lune quand les praticiens des deux sexes furent réunis me procura aussi de nouvelles perceptions. En pratiquant l'exercice, mes perceptions de ce qu’était “être une femme ” différèrent de la perspective traditionnelle qu’il m’avait été donné d’accepter. Nouvelle lune : Premier quartier : Pleine lune : Dernier quartier : J’ai pris contact avec une perception des femmes profondément enfouie en moi, comme il en était à un moment passé de ma vie. Je pense avoir renouvelé mon lien avec cette part de moi-même. Je pense que cela m’a physiquement affecté dans ma partie médiane, et je porte toujours cette sensation avec moi.
J’aimerai vous remercier pour cette explosion de vues nouvelles, de découvertes, de magie et de joie. Par où puis-je commencer ?!! Ce qui est arrivé… je ne peut même pas trouver les mots pour décrire ce qui m’est arrivé par la suite, mais je vais essayer. Peut-être devrais-je démarrer avec cet étrange mais si plaisant détachement de l’idée de ce que je suis et de ce que le monde devrait être. J'ai vraiment pris conscience que mon dialogue intérieur me dit “les vrais hommes font ainsi ”, ce qui la plupart du temps voulait dire “ c’est comme ça et pas autrement !! ” Je voudrais aussi parler de la facilité de communiquer maintenant avec les femmes et les hommes, et aussi que je dois être quelque chose de gigantesque pour ressentir toute cette affection pour les gens que je rencontre et que je vois. Et pour ce monde, cette époque. Je veux aussi vous faire partager combien est utile la technique qui consiste à porter son attention sur le disque inférieur quand vous avez un dialogue intérieur important. Je l’ai essayée de nombreuses fois et cela fonctionne magnifiquement ! J’ai vu que, même si mon père était décédé, je concevais de la colère à propos de notre relation. J’ai questionné un instructeur à ce propos et il m’a répondu “c’est du passé, maintenant c’est maintenant ”. Je sais aujourd’hui que j’ai du temps seulement pour accroitre mon potentiel de perception ! Je veux vous remercier pour m’avoir débarrassé d’une
couche de mon idée sur moi-même qui me garde éloignée
de la connaissance silencieuse et de la perception pure. J’ai aussi
noté combien la conscience de la masse des praticiens avait augmenté.
Je veux aussi dire que c’était pour moi un des plus puissants
séminaires auxquels j’ai assisté.
Pour les Praticiens de la Tenségrité Je rassemble maintenant des cercles d’énergie circulaire C’est sur cette terre cet endroit chéri où mes doigts
sont calmes et mes orteils agrippent le sol J’ai reçu cette joie de cet endroit
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Échos
du séminaire de Moscou 2006
Échos
du séminaire de Palm Springs 2006
Échos
du séminaire de Mexico 2006
Échos
du séminaire de Los Angeles 2005
Échos
du séminaire de Rome 2005
Échos
du séminaire de Haarlem 2005
Échos du séminaire de Long Beach 2005