Échos du séminaire de Palm Springs 2006
Échos du séminaire de Mexico 2006
Échos du séminaire de Los Angeles 2005
Échos du séminaire de Rome 2005
Échos du séminaire de Haarlem 2005
Échos du séminaire de Long Beach 2005



Echos des nouveaux venus

Voici quelques-uns des comptes rendus que nous avons reçus des participants du séminaire récent:

Ma soeur la Lune, mon frère la Lune
Haarlem, Pays Bas
9 & 10 avril 2005

Le voyage a Haarlem, le séminaire et le retour à la maison ont été incroyables.

Pendant les passes de la cartographie du corps féminin j'ai senti comme chaque partie de mon corps était vivante.
Cela m'a rappelé qu'une fois en pratiquant les passes j'avais senti qu'il y avait plein de parties de mon corps (physique et énergétique) qui étaient comme mortes ou du moins rigidifiées et sans vie, et qu'il me faudrait beaucoup de travail pour les réveiller.
La cartographie du corps m'a permis de leur rendre la vie au moins pour un moment.


Me faire masser m'a fait entrer dans un rêve, très doux : je flottais et mon corps s’était agrandi démesurément.
J'étais tout et rien en même temps. Quand j'ai massé j'ai senti combien les pieds sont des zones "sacrées" de notre corps qui méritent le respect.

Qu'est-ce qu’être une femme... En accomplissant les passes de la lune une phrase est venue "les femmes sont là pour reconnaître la beauté du monde ensuite une autre phrase est arrivée de ma matrice "un cœur qui brille". En disant la phrase à haute voix j'ai réalisé que prendre conscience de la beauté du monde, c'était voir qu'en tant que membre de ce monde j'étais moi aussi un être merveilleux ; c'est bien différent que de se croire la personne la plus importante du monde...


Interactions avec les femmes, récentes et anciennes : j'ai raconté une scène récente avec une femme plus jeune que moi, très belle et intelligente ; mon dialogue était : Je vieillis, je n'ai jamais vraiment été belle, et tout compte fait, est-ce que je suis si intelligente ?
J'étais assise sur une chaise et me sentais de plus en plus petite, prête à disparaître ; ma respiration coupée, je sentais une douleur au plexus ;
Ce que m'a montré l'exercice du témoin c'est que cette position vient directement de l'enfance. Je me rappelle précisément d'une scène quand j'avais huit ans. J'avais été envoyée chez des cousins pour raison de santé (ils vivaient à la montagne), et éloignée de mes parents. J'étais assise sur mon lit dans ma chambre ; une chambre avec des papillons bleus sur le mur. Le soleil passait par la fenêtre et il y avait un arbre magnifique en face de la fenêtre mais je ne comprenais pas : " pourquoi suis-je ici ? Pourquoi suis-je éloignée de ma mère ?

Je fus impressionnée de l'exactitude et de la précision de ce souvenir. Je pouvais presque sentir la brise sur mes bras et les senteurs du jardin...
Je fus impressionnée de m'apercevoir de la similitude entre la position que je venais d'adopter et celle qui m'était revenue en mémoire. C'était exactement le même sentiment d’apitoiement sur moi. Je me suis aussi rappelé que durant cette année loin de la maison j'avais reçu une carte pour mon anniversaire le 9 avril et ici à Haarlem exactement 35 ans plus tard j'ai reçu ce cadeau d'anniversaire de l'esprit : une ouverture pour la récapitulation.

Quand les hommes à la fin du séminaire sont entrés dans la salle ou nous étions assises ce fut aussi une expérience très forte.
Un détail amusant est que nous avions placé un coussin à coté de nous pour l'homme qui viendrait à cette place et je me suis surprise à me demander "si je serais capable d'avoir un homme à coté de moi". C'était vraiment drôle ! Quand les hommes sont arrivés j'ai senti ma propre énergie perturbée par cette vague d'énergie nouvelle ; Ensuite je me suis sentie plus enracinée dans le sol, plus stable. J'ai vu combien nous sommes complémentaires.

Le séminaire était au-delà de toute description.

Quelle fut votre expérience de la cartographie du corps de la femme, seule et à deux ?

Pour moi ce fut une passe nouvelle et extraordinaire...

J'ai réalisé que mon corps n'a jamais été vraiment mien. Il appartient aux hommes, à mes parents à tout le monde sauf à moi.
Quand j'ai accompli la passe en entier pour les corps droit et gauche j'ai compris combien j'aimais mon corps et cet amour m'a reliée à moi-même et ma matrice. C'est merveilleux de profiter de cette connexion limpide avec votre propre corps pour s'éveiller et dire " Salut petite matrice !"

... J'ai vu que nous les femmes nous parlons les unes aux autres de matrice à matrice sans arrêt. Le plus important est d'en prendre conscience, de voir cette interaction, d'entendre cette conversation et de prendre conscience de cette connexion entre nous. Prendre conscience de la connexion avec notre corps et notre matrice nous donne l’énergie de changer la position de notre point d'assemblage et d'agir avec plein d'amour et tout notre cœur pour tout :
La vie, le temps, la terre, la lune, le soleil, le ciel tous les êtres, l'énergie.

Un immense merci à tous !

Avec plein d'amour.

Durant le séminaire je me suis rendu compte que j'avais toujours pensé que les femmes étaient sottes et ne connaissaient rien.
En faisant la cartographie du corps féminin j'ai eu un flash-back : ces mots venaient de mon grand-père qui avait l'habitude de répéter exactement la même chose a propos des femmes.

"J'ai le droit de naissance d’être libre" : Ce sont les mots trouvés par ma matrice. Comme ce fut bon de les dire... et de les dire a voix haute.
Ensuite j'ai pensé que les hommes avaient les mêmes droits mais sur le moment c'est ce qui vint de ma matrice. Quand je prononçais ces mots a voix haute dans le cercle des femmes j'étais sure de moi et heureuse. Les dire à voix haute fut comme de briser ces chaînes invisibles et ces peurs pour lesquels je n'ai pas de nom... j'étais trop petite pour les mots quand j'ai passé ces chaînes...

L'exercice de parler avec une autre femme de matrice à matrice... c’était plus comme une femme et un enfant. J'ai envie de l'explorer souvent.
Une femme au supermarché est à coté de moi. Elle me demande de lire quelque chose pour elle... Elle porte des lunettes mais me dit “je ne peux pas lire sans lunettes ” puis ajoute “le problème c'est que je ne sais pas lire ”. Je l'aide comme si c'était une vieille amie.

J'ai commencé à travailler sur mes sentiments et mon comportement avec mon père le mois précédent le séminaire de Haarlem. Ce fut déclenché par un exercice du témoin où je m'étais concentré sur une scène avec mon père. Depuis j'ai porté une attention particulière a mes rencontres avec lui. Je me suis aperçu à cette occasion que mon père devenait vraiment âgé et qu'il était conscient de ne plus avoir de temps.
Ce sentiment a déteint sur moi et m'a poussé me débarrasser de ce qui n'est pas nécessaire dans ma vie. En ce qui concerne mes relations avec lui j'ai cherché à être plus sobre, plus adulte et de me concentrer sur le plaisir d’être ensemble comme si c'était nos derniers moments plutôt que de me battre avec lui, le juger ou le fuir.

Les exercices à propos "d’être un homme" à Haarlem furent les bienvenus pour donner une direction à tout ça. J'ai travaillé sur ce sentiment de « n’être pas vraiment un homme », « d’être plus proche des femmes que des hommes. »

J'ai vu que mon père n'était pas à l'aise dans son rôle de père. Il fuyait ses devoirs et se protégeait de l'affection de ses enfants. Ne pouvant lui exprimer mon affection, ne pouvant en être fier j'ai cherché à l'adolescence des pères de substitution que j'admirais et avec qui je pouvais interagir. Ma relation avec les femmes était plus basée sur l'amitié que sur la séduction. Les femmes me voyaient plus comme un ami que comme un homme. Je ne savais pas comment me comporter en tant que mâle, mon père ne m'ayant pas offert cet exemple. C’était ma mère le chef.

Les gens pensent que "les hommes doivent diriger". Je ne voulais pas diriger. Mon père n'aime pas les chefs et sur ce point je l’ai suivi.
Toute ma vie j'ai joué le clown et pas un l’homme responsable.

La forme de la lune le soir avec les sons m'a permis d'entrer profondément dans le silence, dans les profondeurs de ma conscience, avec un sentiment de sécurité, de calme de plaisir.



J'ai traqué au séminaire un événement récent durant lequel une femme s'est mise à critiquer mon travail. Cela m'a touché en plein cœur. Je me sens trop responsable de choses qui ne me concernent pas.
D’endosser cette responsabilité me conduit à penser : Pourquoi ne prend-elle pas ses responsabilités au lieu de me critiquer ? Elle est vraiment stupide ! Ma bouche était contractée, j'avais une tension dans les yeux, ma poitrine était tendue avec une grande difficulté à respirer, je ne sentais pas mes pieds, ma gorge était serrée, mon estomac douloureux.

En traquant cela avec la série de la lune voici les phrases qui me sont venues : Nouvelle lune, je suis responsable de moi-même dans ma connexion avec les autres. A la pleine lune elle n'est pas différente de moi.
Dans le dernier quartier : Abandonne ça : Ne joue plus ce rôle de la personne qui comprend tout sinon tu rends l'autre stupide.

Après avoir écouté l'histoire très semblable à la mienne de cette praticienne à propos de sa mère j'ai pu traquer les jugements négatifs que j'avais sur elle. Comme cette praticienne je suis arrivé à la conclusion que c'était MOI qui avais abandonné MA MERE. Je ne voulais pas d'une mère comme elle.

Après ça, il y a une semaine j'ai rendu visite à ma mère. J'ai cherché à communiquer avec elle depuis ma matrice. La chose la plus étonnante fut de ne pas sentir ce besoin de lui donner des conseils à longueur de temps et de dire des "mots sages". J'écoutais et j'ai vu une femme luttant pour conserver sa santé mentale au prix d'efforts gigantesques chaque jour de sa vie. Peut-être suis désormais capable de comprendre tout ce qu'elle m'a donné.

Après avoir énoncé "ce que c'est qu’être une femme" j'ai réalisé que c'était être de l'amour. Si je peux m'aimer et m’entretenir, je peux aimer et entretenir toutes choses. Nous sommes tous connectés. Il y a deux nuits, j'ai rêvé que je me voyais et, dans ce rêve, j'étais constituée d'une lumière brillante étincelante dansante et pleine d'une incroyable énergie. Puis, je me suis vue comme lorsque je suis pleine d’apitoiement et d’inquiétude sur moi-même. J'étais la même personne mais lourde et terne.

En me souvenant des interactions avec ma mère après que nous eûmes pratiqué la série de la lune je me suis rappelé combien elle était aimante et généreuse. C'était sa passion de s'occuper de ses enfants, de son mari, de ses amis, et plus que tout elle était passionnée par son travail d’infirmière. Elle ne s'est jamais plainte d'avoir autant donné mais n'a jamais pris le temps de s'occuper d'elle-même. Elle était toujours très fatiguée et elle aurait pu s'en plaindre. J'ai repris à mon compte ce modèle de femme qui donne, donne et donne encore jusqu’au sacrifice pour prouver combien elle prend soin des autres. Ma nouvelle vue est qu'une personne peut vraiment aimer et prendre soin des autres avec facilité et fluidité si elle peut vraiment s'aimer et prendre soin d'elle-même.


La cartographie du corps féminin.
Grâce à cette passe je me suis sentie vraiment en contact avec mon corps. « Je suis la propriétaire de mon propre corps » est devenu plus que de simples mots pour moi.
J'ai fait monter dans ma matrice une chaude énergie et m’ouvrit à moi-même c’est à dire à ce qui m’entoure. Me caresser m'a fait me sentir un être beau et précieux. Devenant si doux. Ensuite nous avons fait la passe à deux. Ma première pensée fut : Ai-je les pieds propres ? Non ! bien sur que non c'est la fin de journée... Puis j'ai renoncé à toues mes pensées...Il y avait en cela tant d'affection, rien d'autre n'avait d'importance. Nous avons créé un lien très spécial. Ce fut un plaisir de pratiquer ces passes sur les pieds de l’autre femme et d’y mettre toute mon affection et tout mon amour.

Désormais, chaque matin devant le miroir en me brossant les dents je me dis : hé ! Etre merveilleux et amour de ma vie, bonne journée, prends soin de ton corps, préserve le et sois bonne avec ce qui t'entoure.

Merci de m'avoir donné ces précieuses découvertes.


Tout d'abord merci pour cette merveilleuse expérience.

Les premières passes pour ouvrir le corps m'ont procuré un sentiment de liberté et de paix. C'était comme une base pour tout le reste.
Après le séminaire j'ai continué à utiliser la balle de tennis. Les aires lymphatiques du cou et de l'aisselle sont des zones d'attention pour moi. J’ai mis souvent la balle dans ces endroits.

Le fait d’exprimer à voix haute ma nouvelle intention apporte une connexion au corps et à l'esprit. Comme si pour une fois j'exprimais ce que je ressens vraiment plutôt que ce sentiment confus qui me lie habituellement avec le monde.

Merci à Paula pour son histoire si émouvante. Quelle intimité dans un groupe si nombreux. Un seul corps.

Dans le séminaire des hommes nous avons répondu à la question : Qu'est-ce qu’être un homme ?

Ma première liste à propos d’être un homme était….
Etre un technicien, pouvoir trouver des solutions techniques et comprendre des concepts techniques. Gagner sa croûte, être capable d'apporter argent et sécurité a sa famille.
Etre critique, éviter les choses interdites ; un homme doit être un professeur ; être fort physiquement et émotionnellement.

Pendant les passes de la lune ma perception s'est accrue.

Nouvelle lune : C'est être bienveillant

Premier quartier : C'est pouvoir se surprendre soi-même par sa façon d’être et transmettre de la curiosité aux autres.

Pleine lune : Etre conscient des choses et des gens autour de soi.

Dernier quartier : Etre fluide et ne pas garder des choses afin d’être léger.

Quand nous avons partagé entre hommes et femmes nos découvertes je fus surpris d'entendre des mots identiques de la part de chacun pour qualifier les hommes et les femmes. Cela devenait moins des idées personnelles, plus des définitions énergétiques.

En pratiquant la série de la lune avec la question "qu'est ce que c'est qu'être un homme " pour une femme...je fus étonnée des réponses reçues.

Nouvelle lune: Ils sont physiquement plus fort, ils ne montrent pas leurs émotions, ils apportent la structure.

Premier quartier: Ils respirent, ils voient, ils sentent, ils se reposent, ils bougent ... comme toi.

Pleine lune: Ils sont de l'énergie exactement comme toi, il n'y a pas de différence a ce niveau.

Dernier quartier: Cette journée est une journée solitaire mais il n'y a aucune possibilité de la passer sans prendre en compte ces êtres a coté de toi.

Quand nous avons partagé avec les hommes nos découvertes, c'était la même chose hommes ou femmes, pas de différences...

Après avoir rejoint les femmes, j'ai ressenti de l'harmonie. J'ai su que femmes et hommes se complètent énergétiquement, ils s’équilibrent l’un l’autre. L'homme est comme une ancre dans l'inconnu et la femme un passage vers l'infini. J’ai réalisé que nous sommes des voyageurs et que sur ce plan il n'existe pas de différence entre les genres. Nous sommes des percepteurs, des êtres d'énergie.

Quand j'ai pratiqué le "mapping" des pieds d'une autre femme c'était comme si je renvoyais de l'amour à ma mère, comme si je lui disais tout ce que je n'avais pas eu le temps de lui dire.
Il y avait beaucoup de silence et j'ai senti ma vibration et la sienne s'unir en une danse très douce. Mon corps était très heureux. J'avais la sensation de pouvoir continuer indéfiniment ainsi à donner de l'amour.
M'abandonner aux mains des autres est aussi très agréable. Le toucher était doux et chaud, diluant tout : le dialogue intérieur et le corps physique. J'ai pu sentir en même temps la chaleur de la terre, cette mère immense en qui je peux toujours avoir confiance. Son amour est toujours avec moi.

La communication par la matrice avec une autre femme fut précédée d'une situation dans laquelle j'avais jugé sans le vouloir une autre femme. C'était durant le transport ; Elle était habillée de manière trop frivole pour son âge et un peu "perdue" pas "ici et maintenant". Presque au même moment j'ai réussi à ne pas me laisser aller à ces jugements et à me rendre compte de ce qui se passait. Quand j'ai eu l'intention de communiquer avec elle depuis ma matrice j'ai senti une vague sincère de chaleur et d'amour. Il y avait plein de sentiments en elle. Je me suis rendu compte que c'est moi qui me préoccupe souvent de mon apparence. Elle ne se souciait pas de ca. Elle avait un cœur ouvert et une matrice de fille prête à s’émerveiller des choses. J'ai perçu sa beauté... Ma matrice brilla chaleureusement en retour.

Ce fut une révélation pour moi de communiquer ainsi directement avec les autres femmes depuis ma matrice, de les comprendre sans mes jugements habituels, même si il me semblait que je ne portais pas de jugement. Et les hommes m'apparaissent comme un grand mystère, alors que j'avais plutôt l'habitude de penser qu’ils sont très simplement faits et très prévisibles :))))))

Merci pour ce rêve magique!!!
Avec un amour infini,

Le dernier jour possible pour le faire, avant de quitter Mexico pour le séminaire je me suis rendu dans le désert pour dire merci.
Au cours de cette longue nuit j'avais décidé d'éclaircir ma relation avec mon père. Après plusieurs années de problèmes suivis de plusieurs années de silence absolu cette relation semble s'améliorer maintenant. Cependant je n'ai pas encore réussi à lui dire : "pardon pour les problèmes et les souffrances que je t'ai occasionnées et "merci pour tout ce que tu as fait pour moi".
Cette nuit là, avant que le dernier quartier de la lune ne se lève avec un incroyable éclat je décidais de lui écrire une lettre. J’espère ne pas écrire ça pour montrer combien je suis clairvoyant mais pour montrer comment les séminaires peuvent avoir une influence mystérieuse dans toutes les directions du temps et de l'espace et pour dire merci à tous ceux qui ont partagé ces précieux moments à Haarlem.



L’expérience, quand les hommes ont rejoint les femmes dans la salle, fut très importante pour moi. Jusque là j'avais tendance à penser que c'était mieux de rêver entre femmes ; C’est plus facile, nous sommes pareilles c'est facile de s'unir et de se comprendre sans parler. Au moment ou les hommes entrèrent dans la pièce j'étais assise les yeux fermés, le dos contre la porte. J'appréciais le silence et l'unité entre les femmes. Tout-à-coup j'ai senti une densité, comme si la pièce s’était remplie. J'ai senti une forte chaleur et une forte vibration à travers mon corps, particulièrement autour de mon dos, l'air bourdonnait. A ce moment j’ai ouvert les yeux et j'ai alors réalisé que les hommes étaient déjà entrés dans la pièce si calmement que je ne les avais pas entendus. Soudain, en plus du silence, j'ai ressenti une joie d’activité, des impulsions soudaines à faire quelque chose, juste n’importe quelle chose, être bien éveillée, prête à entrer dans un nouveau rêve. Les femmes étaient comme un lac de fluidité, et les hommes y ont apporté leur solidité, des étincelles de « être prêt »...
Je suis très heureuse d’avoir expérimenté cela, comme cela je suis devenue plus consciente, que c'est encore plus beau quand les femmes et les hommes rêvent ensemble et que l'effort pour surmonter nos différences pour unir nos qualités est plus que profitable.

C'était la première fois que je pratiquais avec tant d'hommes. Personne n'avait son attention prise par les plumes de sa queue, personne n’avait son attention capturée par les femmes.
Après quelques passes j'ai eu l'impression que tout le monde commençait à s'éloigner de plus en plus du moule social. Cela ressemblait pour moi à l'humeur de frères ramant dans le même bateau sans avoir besoin de chefs y compris les instructeurs.

Cette intro m'a peut-être permis d'éloigner de moi plaintes ou jugements perturbateurs afin de vivre cette expérience incomparable.

La pratique de la série de la Lune en si grand nombre m'a permis de sentir sa présence (surtout pendant le premier quartier et la pleine lune). J'ai perçu sa présence comme une sorte de ton très grave que je ne pouvais pas percevoir avec mes oreilles.

Entrer dans la salle des femmes fut presque comme d'entrer dans un nouveau monde.

Mes parents sont tous deux décédés. En ce qui concerne mon père je veux juste dire que nous nous sommes séparés avec affection avant son départ pour l’infini. Ce fut une belle expérience.
Je l'ai saisi immédiatement avec une intention inflexible au moment ou j'ai reçu le coup de fil de ma mère. C'était le nouvel an, vers minuit et j'attendais l'appel. J'ai passé 5 ou 6 heures avec lui cette dernière fois, sa présence s’est sentie purifiée. A la fin de cette nuit j'étais prêt à le laisser partir ou peut-être ai-je senti qu'il s'en allait ? Dans les quelques heures de sommeil qui ont suivi il y eut des sortes de rêve mais tout ce dont je me rappelle était un blanc brillant. J'ai presque bondi du lit en me réveillant. Je crois que j'ai hérité de son énergie de base.

Au cours de ce séminaire, les passes et les exercices que nous avons pratiqués m'ont conduit à chaque fois vers ma relation avec ma mère, dans des aspects très profonds, et j'ai ressenti ces découvertes avec mon corps.

Samedi matin, en faisant la cartographie du corps féminin dans l’ambiance si calme et concentrée de la pièce, j'ai commencé à me relaxer profondément et à aller encore plus loin. J'ai senti mon corps lumineux et brillant, et j'ai ressenti de l'amour pour mon corps.
Je crois n'avoir jamais ressenti cet amour pour mon être auparavant. C’était réel et au-delà des mots, et, avec lui, mon regard sur les autres femmes a aussi changé. De nombreux attributs que je réserve aux hommes habituellement comme "concentré", "responsable", "indépendant" "ils savent ce qu'ils veulent faire et le font" "agir calmement et clairement" paraissaient appartenir aux femmes qui m'entouraient et à moi-même. Il y eut même des moments ou j’eus l'impression qu'il y avait des hommes et des femmes dans la pièce alors que nous étions qu'entre femmes.

Plus tard aux cours des exercices de traque, ma liste de jugements à propos de « qu’est-ce que c’est qu’être une femme…», que nous échangions dans un groupe de trois femmes, avait un fil conducteur à propos de la manière dont, en tant que femme, je dois me comporter : Garde pour toi tes pensées, tes désirs, ton corps, ta voix, tes opinions, tes mots etc... Ne te montre pas Les pensées directrices de mes collègues avaient aussi de grandes similitudes avec mon histoire personnelle (être la fille a son papa, ne pas faire-part de mes perceptions pour ne pas gêner les autres). Nous avons refait les passes de la cartographie et répondu à la même question. Maintenant, la seule sensation qui demeurait à propos d’être une femme était : « large, calme, et connectée à tout... » et finalement, vous nous avez demandé de prononcer une phrase de notre matrice à propos de ce que c’est qu’être une femme. « Je suis forte et souple et je communique avec tout ce qu'il y a autour de moi. »

La perception de moi-même à ce moment, la force et la souplesse, s'apparentait à la perception que j'ai toujours eue de la force et de la flexibilité de ma mère et je sais désormais que cette sensation constitue notre connexion abstraite, qui est si puissante et réelle, que toutes les pensées et les jugements que j’ai à propos de « qui est ma mère » ont commencés à s'évanouir.

Dimanche après midi, quand les hommes ont pénétré dans notre salle et que nous nous sommes mis par groupes de trois pour partager nos expériences, je me suis trouvée dans un groupe avec deux hommes. J’ai senti une différence entre nous que je n'avais jamais perçue avant et en même temps plus d'affection que jamais auparavant. J'ai réalisé que je limite mes relations aux hommes en leur confiant la fonction de "m'aider". Désormais je vois des êtres différents de moi-même engagés dans ce défi d’être plus conscient d'eux-mêmes. Je sens que nous pouvons être un mystère les uns pour les autres et partager nos intensités de différentes façons tout au long de notre voyage commun.

...Je suis revenu tôt sur le lieu de la pratique après le déjeuner et j'ai senti le besoin impérieux de m’étendre sur mon tapis de sol. Après l'avoir fait j’ai répondu à la question "qu'est ce qu’être un être humain ? Presque aussitôt je suis entré dans un rêve et je suis devenu conscient d’être un être lumineux. Je ne peux pas vraiment décrire avec des mots cette sensation mais en tout cas je me sens plus complet maintenant. Je me vois comme un être lumineux et j'agis différemment. J’aime agir depuis cette perspective. Cela me rempli de joie et m'apporte l'alignement.

Quand nous avons pratiqué la lune avec les femmes dans la première phase j'ai noté que je souhaitais mettre un terme à ma perception socialisée des femmes. Dans la seconde phase j'ai vu que j'avais recu l'amour de beaucoup de femmes. J’apprécie particulièrement l'amour de ma fille de ma femme de ma mère, de ma grand-mère et de bien d'autres encore. J'ai senti énormément d'amour et de gratitude pour elles. J'ai senti comment par cet amour elles m'avaient aidé à rêver, elles m'avaient rêvé en avant. J'ai ressenti énormément de joie d’avoir une fille, une petite femme qui m'aime infiniment et que j'aime autant. Après la troisième partie j'ai senti comment ma conscience circule à l’extérieur. Il y a quelque chose de lumineux qui flotte hors de moi et se connecte à tout ce qui l'entoure. J'ai pris conscience de ce qu'est l'auto contemplation : la conscience veut circuler au dehors mais reste bloquée par une barrière d'idée et nous est renvoyé. Cela empêche notre connexion avec le monde. J'ai vu alors que ma conscience pourrait vraiment atteindre énormément de choses autour de moi si je m’intéressais vraiment au monde qui m'entoure et pas seulement à mes idées. J'ai vu toutes ces femmes autour de moi ; Elles étaient les même êtres lumineux. Comme la lune, la terre le soleil, le vent et tout le reste. Si je veux que ma conscience les atteigne et les touche je dois être aligné. J'ai écris qu'il s'agit de ma responsabilité d’être aligné avec elles afin de pouvoir interagir comme être lumineux.

Pendant joindre les forces j'ai ressenti un peu d'agitation et en même temps du calme et un état d'alerte. J'ai aimé pratiquer cette série et sentir mes partenaires.

Pouvoir personnel m'a apporte énormément de plaisir et du silence intérieur. J'ai eu l'impression d'entrer en rêve après cette série.

Pendant les tambours j'étais au paradis. Je me suis senti comme un homme ancien. J'ai aimé sentir cette force dans mes mains, mes jambes et mon corps. J'ai adoré crié et ressentir la puissance de mon cri.
Je pense que j'ai senti ce sentiment spécifique de masculinité corporelle, de force intérieure qui vous fait frapper fort les pieds sur le sol et vous rend prêt à sauter sur votre proie.


J'ai vu plein de cas de mon enfance qui sont devenus des exemples et des bases de comportement. Ce fut important de réaliser que je ne change plus et qu'il me faut récapituler. La chose la plus importante est la nécessité de faire des pauses. J'en avais déjà conscience mais désormais j'ai envie de traquer cela et d'en avoir l'intention. Souvent dans les actions quotidiennes je sais comment agir de la bonne manière mais si je ne fais pas de pause j'agis compulsivement sans conscience. Je peux toujours m'accorder cette pause. Auparavant cela me semblait incorrect de demander à l'autre d'attendre ma réponse mais maintenant je crois que si je ne suis pas aligné alors je prendrais une ou deux minutes, me mettrais un peu à l'écart et laisserai mon point d'assemblage se déplacer. Je me rends compte qu'on ne peut pas toujours voler dans l'instant et qu'il faut un peu de temps pour qu’émergent de nouveaux points de vue et de nouvelles actions.

Quand je suis entré dans la salle des femmes j'ai été frappé du silence absolu qui y régnait. Elles étaient là, nous attendant silencieusement. C'était une interaction si différente. Je marchais dans la pièce cherchant ma bien-aimée et mes jambes m'y avaient conduit d’elles-mêmes. Elle me donna son oreiller. Je m'assis et me sentis à l'aise et au chaud. Je fermais les yeux et entrais dans le silence.

Je crois avoir aussi compris ce qu'est la mer sombre de la conscience en entrant dans la pièce. Je marchais comme dans une eau noire dense et transparente. Les femmes étaient dissoutes dans cette mer comme une seule entité énergétique. Je vis les autres hommes comme des grappes lumineuses. Chaque homme était un cluster séparé et ils arrivaient dans le même courant. Ils apportaient puissance et vibration. Mon corps vibrait. L'air semblait différent de celui de notre salle : pur, léger et parfumé. C'était facile de s'y mouvoir. Tous les hommes ne s'assirent pas entre les femmes. Il y avait comme un centre noir de silence intérieur entoure d'un autre cercle plus léger. J'ai adoré cette harmonie. On sentait un désir d'aller ensemble de l'avant.

Quand nous avons partagé les idées sur ce qu'a être un homme ou une femme je ne me sentais plus concerné par ces concepts ; J’avais à peine envie d'en parler. Je voyais que nous étions tous des êtres lumineux et j'aurais voulu conserver cette perception. Ce n'était pas évident car il y avait différentes personnes dans notre groupe et ils disaient des choses différentes. Ma perception oscillait entre une attention totale sur leurs mots et un état ou j'étais conscient de notre être lumineux. J'ai réalisé tout ce dont je devais me débarrasser et ce qu'il me fallait récapituler.

Quand nous avons partagé nos perceptions en cercle ce fut génial. J'ai senti un élan vers quelque chose de nouveau et de plus sincère. C'était délicieux d'exprimer le rêve que j'aimerais accomplir dans ma vie.

Chers instructeurs, un immense-énorme merci. Ce fut un cadeau sans prix – ce séminaire et tout ce qui était là et connecté avec l’esprit.

En rêvant ensemble avec vous, dans l’affection.

J'aimerais partager avec vous quelque chose de très important qui est survenu pendant le séminaire. APRES LE RECIT DE PAULA, mais aussi pendant, me sont revenues des scènes avec ma mère. Récemment nous étions toujours nerveuses ensemble. Je la jugeais et elle me jugeait. J'essayais de récapituler au moment ou nous étions toutes en silence cherchant à surmonter l'intense émotion soulevée par son récit. Et tout-à-coup quelque chose à l’intérieur de moi SE BRISA. Je sentis une forte douleur à l’intérieur, comme un bâton qui se casse. Je pensais à ma mère ; Tous les jugements que j'avais sur elle, j'éclatais en sanglot comme je ne l'avais jamais fait auparavant. Mon amie m’étreignît et je sentis aussi sa matrice me donner chaleur et affection. Je réussis à me calmer un peu mais j'avais besoin de parler à ma mère et j'ai demandé à mon amie d’être ma mère et mon témoin. Je dis alors à ma "mère" “JE T'AIME BEAUCOUP ”. Je me sentis plus légère comme si quelque chose en moi était parti. Quand j'ai parlé à nouveau avec ma mère après le séminaire quelque chose avait changé.
Il n'y avait plus de jugements, plus de tension même de son coté. J'ai beaucoup de travail à accomplir là-dessus mais je crois que la plus grosse partie a disparu.

MERCI, sincèrement de tout mon cœur.

Après avoir pratiqué la cartographie du corps féminin : je suis consciente de mon corps, j’apprécie de sentir chaque cellule, chaque mouvement comme une énergie légère vivante et heureuse.
Comme c'est reposant d’être soustrait à la présence des hommes. Je n'ai pas besoin d’être sexy, attrayante ou d’être la plus belle. Je me suis vraiment relaxée et j'ai laissé émerger la femme en moi.
Une réponse a surgi sans que je sache d'où elle venait : je suis heureuse d’être une femme, d'avoir ce corps avec lequel j’apprécie la vie.

Dans un conflit récent avec une autre femme, et à travers une situation passée je me suis rendu compte que je réagis exactement comme ma mère. J'imite le comportement qu'elle avait avec mon père. Je ne prends pas en compte ma valeur, ma sécurité, mes droits ma confiance ou mes désirs. Les autres me dominent. Toute ma vie j'ai été conditionné par le programme de mes parents. Je n'ai pas de force ou je ne dis pas ce que je veux ou même ce que je pense.

Quand les hommes sont entrés dans la pièce, j'attendais de voir qui allait s’asseoir à coté de moi. J'ai vu mon patron de comportement avec les hommes : Attendre qu'un homme me choisisse ou vienne à coté de moi. Je me suis senti comme en rêve. Emmenée dans le brouillard par une énergie.

A la fin du séminaire je me suis retrouvé avec une femme bosniaque et un homme croate. Je suis serbe. (Quand nous avons essayé de comprendre les instructions en anglais nous nous sommes sentis comme dans la tempête, au milieu de tornades ; à la fin de l'exercice nous communiquions entre nous avec affection).

La passe « Joindre ses forces » nous a permis de nous synchroniser et de développer notre sens du timing. Cette série a un puissant effet calmant sur moi. Les tambours à la fin du séminaire furent une manière d'emmener tout ça dans la vie. Quelque chose changea et la salle me parut plus brillante. Je me sentis plus léger comme si un poids m'avait été enlevé.

Pour moi cet acte de polir mes liens avec mon père était très frais dans mon esprit car il a quitté ce monde il y a deux mois seulement. Ce séminaire et l'histoire de Théo fut donc extrêmement poignante pour moi.
Toute ma vie mon père et moi nous sommes disputés et battus à propos de tout constamment. Cependant j'ai passé les cinq derniers mois avec lui et miraculeusement nous n'avons pas échangé un seul mot agressif.
Un beau jour nous avions décidé ensemble d'entamer une nouvelle relation plus saine et durable. Et nous en attendions tous les deux du bonheur. Je crois que nous avions finalement réussi à nous accepter l'un l'autre sans chercher à se dominer.

Les nouveaux mots concernant l'homme sont "décision" et la direction a quelque chose à voir avec les non-faire du soi.

Pendant la dernière séance j'ai senti en entrant en silence dans la salle que tout l'espace vibrait d'un type particulier d'énergie. On aurait dit le bruit de l'huile crépitant dans la casserole. Il y avait des zones de lumière brillante et d'obscurité profonde autour de moi. Des réminiscences religieuses à propos de la vièrge marie s'agitaient en moi ; mon esprit commençait à entendre des chansons en latin extraites des deux derniers mouvements du stabat mater de Pergolese. Quand nous avons pratiqué ensemble, hommes et femmes les passes de la lune puis témoigné et dansé j'ai senti un respect mutuel entre nous.
Récemment j'ai senti que ce séminaire avait resserré fortement les liens entre hommes et femmes dans notre groupe de pratique.
Nous nous sommes rapprochés pour travailler ensemble.

L'histoire de Paula m'a rappelé ma relation avec ma mère. L'année dernière, pendant qu'un ami occupait mon appartement j'ai vécu chez ma mère. Au départ je me suis rendue là-bas pour récapituler dans son appartement. Cela impliquait de voir combien mon enfance avait été horrible. C'était terrible. Ca me déprimait. Je téléphonais pendant des heures avec mon ami pour me plaindre des choses que ma mère faisait. Un soir je surpris une conversation entre ma mère et ma grande sœur. J'entendis ma mère dire qu'elle se sentait mal et impuissante de me voir dépressive, agressive et pleurnicharde.
Je me sentis indignée (dialogue intérieur : « comment peut-elle dire ça, je dois éprouver ma souffrance... » )

Cela me prit longtemps de voir que je ne me sentais pas très mal à cause « des choses terribles que ma mère m'a fait subir » mais plutôt en raison de mon bas niveau de conscience. Je sentais une douleur physique et émotionnelle en raison de la façon dont je la traitais et dont je me traitais.

J'ai maintenant une nouvelle intention. J'ai décidé de me connecter à elle depuis des lignes d'affection, d’être sincère avec elle. J'ai réalisé que ma mère désire vraiment être prés de moi et quelle importance elle accorde au fait que je fasse partie de la famille en particulier auprès de mes sœurs. J'ai décidé de lui faire confiance. La voir ainsi m'a permis de me rendre compte que cela l'aidait à être libre. C'est l'opportunité de faire tout pour elle et d’être reconnaissante de son amour et de tout ce qu'elle a fait pour moi. J’apprécie le temps passé avec elle désormais. Deux jours après le séminaire je suis allé la voir pour la saluer et l'avertir que je revenais de Hollande. Elle avait des vêtements pour moi cousus par ma sœur. J'étais par terre prête à passer des vêtements quand tout-a-coup ma mère arriva vers moi, m’étreignît et déclara : "il faut que je te serre dans mes bras ma merveilleuse enfant, tu es si magnifique. Tu as tellement changé depuis un an et je suis si heureuse de te voir comme ca" Nous sommes tombés dans les bras l'une de l’autre silencieusement et puis nous avons ri.

Le travail de témoin du séminaire m'a permis par la même occasion de retrouver une sœur et un frère. Pour la première fois de ma vie j'ai pu les accepter vraiment comme tels (même père, mère différente) et cela me fait maintenant cinq sœurs. Cette partie de ma famille est complète maintenant.

PS: J'ai traduit cette lettre a ma mère aujourd’hui au petit déjeuner. Elle était en accord avec chaque mot et nous en avons ri toutes les deux.


Ce séminaire a eu un impact énorme sur moi. Non pas tant sur ce que je sens mais surtout par rapport à toutes les opportunités qu'il a créé. Je sens que mon regard sur moi et le monde a changé. Il y a plein de nouvelles possibilités à explorer.

Pendant le séminaire je n'ai pas spécialement ressenti de choses à propos d’être un homme ou une femme. En revanche pendant la série de la lune les choses que j'ai découvertes à propos d’être un homme m'ont paru magiques, abstraites infinies. Quand nous sommes entrés dans la salle des femmes cela semblait tellement plus léger et coloré. Pendant la série de la lune avec les femmes j'ai jeté un coup d’œil à celle qui était à coté de moi. Sa façon de bouger était si douce et délicate que je me suis dit : "tiens, c'est chouette on peut aussi faire cette passe comme ça".

Après le séminaire il y a un grand sentiment de chaleur masculine que j'avais éprouvé si fort pendant le séminaire. Cela semble lié surtout à mon père, aux aspects de moi-même liés à mon père.

Dans la semaine suivant le séminaire j'ai appelé mon père pour lui demander de se voir et de discuter. L'appeler était un pas dans l'inconnu. Habituellement quand je vois mes parents je parle beaucoup avec ma mère ou je leur parle à tous les deux en même temps. Depuis plusieurs années j'avais envie de changer notre manière de communiquer. Je ne les vois pas souvent et généralement nous avons tendance à parler de choses sans aucun intérêt pour moi. Cela me semblait plutôt de la perte de temps et j'y allais le moins souvent possible. Comme j'ai quatre frères tous mariés avec des enfants, cela ne me posait pas vraiment de problème. J’imaginais que cela comblait toutes leurs attentes.

Cependant je désirais avoir des échanges plus intéressants avec eux et j'ai trouvé le moyen de le faire. J'avais remarqué qu'ils étaient plus inspirés quand ils évoquaient le passé et qu'ils aimaient en parler.
Je les interroge donc sur toutes sortes de choses à propos du passé : comment ils se sont rencontrés, comment ils ont pris certaines décisions importantes, ce qui leur a posé problème etc. Ils sont toujours prêts à me répondre. Ce fut formidable de les redécouvrir sous cet angle, comme des personnes cherchant le meilleur chemin pour leur famille. Comment ils se sont occupé de nous et ont fait le maximum.

Après le séminaire une porte s'est ouverte sur le passé de membres de la famille paternelle. Mon père, sa naissance, ses parents. Tout cela est disponible pour moi désormais comme un monde à explorer et à récapituler.

Quand j'ai proposé à mon père ce rendez-vous il accepta volontiers. Je n'eus pas besoin de lui expliquer quoi que ce soit mais lui ai simplement proposé un lieu et une date de rdv.
Une semaine plus tard, la semaine dernière j'ai été le voir.
A peine étais-je garé devant leur maison que mon père m'ouvrait comme s’il attendait derrière la porte. Nous nous sommes installés et avons pris le thé tous les trois. J'ai expliqué à ma mère que j'avais envie de parler à mon père seul à seul.
Nous sommes allés à un restaurant avec vue sur la mère et pendant qu'on s'asseyait mon père déclara : Bon tu as des questions alors ne perdons pas de temps parce que je veux vraiment essayer de te répondre le plus a fond possible.
Nous avons commandé nos boissons et quand nous fûmes installés je dis : la raison pour laquelle je voulais te voir c’est que j'ai des choses à te demander et puis des choses à te dire.
La semaine précédant notre rdv j'avais prépare ce que je voulais dire. J'avais eu des idées à propos de la façon de débuter mais en fait des que je fus assis je sus exactement ce que je voulais lui dire.

"Quand j'étais plus jeune je pensais que nous n'avions pas une bonne relation mais depuis que j'ai examiné mieux la chose je m’aperçois que je n'aurais pas pu avoir un meilleur père dis-je". "Tu m'as apporté toutes les bases nécessaires à mon développement et finalement mes meilleurs traits de caractère viennent de toi.

Il me dit ensuite : " hé bien ! Tu sais nous avons fait tout ce que nous pouvions pour chacun d'entre vous, (voulant dire pour tes frères et toi). Puis il ajouta : Tu as toujours été un garçon gai et heureux. Mais dés qu'il y avait quelque chose de nouveau (à ce moment il prit une petite passoire à thé qui était sur la table en face de nous comme pour l'examiner) tes deux grands frères sautaient dessus immédiatement. Alors tu restais un peu en retrait sachant peut-être que de toute façon si tu sautais dessus toi aussi ce serait une erreur et personne n'arriverait à le voir. Et puis parfois ton jeune frère s'en emparait. Il te fallait attendre d’être seul et pour pouvoir enfin mettre les mains dessus et l'examiner à loisir.
Quand il me dit cela je réalisais avec quelle acuité il m'avait observé et comme il me connaissait bien. De plus je suis encore ainsi. Sa remarque m'a ouvert des portes par rapport à ma récapitulation.
Je me suis donc rendu compte à quel point il me connaissait bien, a quel point il m'avait observé plus que quiconque. J'ai senti aussi toute l'attention qu'il m'avait portée.

Pour poursuivre notre entretien je lui demandais certaines choses qui m'intriguaient depuis longtemps : par exemple la raison pour laquelle il avait quitté la maison si jeune à 16 ans.
Il se mit à parler de sa vie, de ses rêves et de son passé. Il évoqua sa mère que je n'ai jamais connue car elle est morte avant ma naissance ; ces mots me permirent de m'approcher d'elle directement.
Ecouter son récit, regarder les expressions de son visage me plongea dans l'histoire de ma grand-mère et tous ses à-côtés. Il m'emporta physiquement avec lui dans le passé, dans mon passé.
Je dois connaître mes grands-parents, la façon dont ils vécurent, quels furent leurs rêves et la substance de leur vie.
Mon père m'a transmis tellement plus et c'est tellement vivant en moi qu'il est presque impossible de l'expliquer complètement ici. J'ai l'impression qu'il me faudrait une vie entière et même plus pour cette recherche.
Et cet entretien n'était que le début.

Ce séminaire a été le plus puissant de tous. Il a réveillé ce lien, ouvert ce corridor vers cet inconnu. C'est maintenant à moi d'explorer plus avant et c'est vraiment passionnant.

Quand nous sommes rentrés à la maison j'ai évoqué avec ma mère le sujet de notre conversation. J'ai alors ajouté qu'elle serait la "prochaine" et je l'ai embrassé. Elle rit alors plus fort que je ne l'avais jamais entendue.

Après mon retour à Amsterdam j'ai téléphoné à mon père pour le remercier de tout ce qu'il m'avait raconté cette après-midi. Il me dit qu'il avait été heureux de répondre à toutes mes questions et qu'il espérait que je n’hésiterais pas à le contacter si je voulais en savoir plus.

Quelques aperçus de ce qui a surgi de ma matrice en rapport avec "qu'est ce qu’être une femme".
J'ai trouvé cette phrase : je prends soin de moi. Cette phrase est tellement inhabituelle pour moi que je l'oublie souvent. Je ne sais pas vraiment comment faire d'ailleurs, mais je me rends compte que ne pas faire attention à moi est la source de la majorité de mes problèmes. Par exemple je ne m'autorise pas à aller me coucher avant d'avoir terminé mes travaux sans fin ; je m'alimente mal ; je m'occupe de tout le monde sauf de moi-même en espérant de la reconnaissance.
Vendredi dernier j'étais assise au bureau tendue. Quand je me suis dit " je prends soin de moi" ma matrice s'est relâchée, ma respiration s'est faite plus profonde, tout mon corps s'est détendu.
Quand je me parle ainsi à moi-même cela m'apporte stabilité, confiance en moi. Je me sens indépendante. Un jour je me suis senti repoussé par mon compagnon. Il m'avait appelle au téléphoné puis avait soudainement raccroché. Je me suis sentie blessée jusqu'à ce que je retrouve ma phrase à nouveau :’’je prends soin de moi". Apres l'avoir prononcée je me suis rendu compte que c'était exactement ce qu'il faisait. Il prenait soin de lui-même. Je peux donc le comprendre beaucoup mieux. Je peux cesser de me sentir victime. C'est un long chemin à parcourir avec ma nouvelle phrase mais je suis curieuse d'essayer.
L'exercice de traque avec les autres femmes va main dans la main avec l'exercice de parler directement de matrice à matrice. En revenant à la maison après le séminaire j'ai rencontré ma mère. J’étais encore imprégnée de cette expérience fabuleuse et pour une fois capable d’échapper à cette méfiance latente habituelle quand je suis avec elle. Ce fut merveilleux. Je lui fis part de mes sentiments, j'évoquais cet événement et un pont s'établit jusqu’à sa conscience. Elle était ouverte et intéressée. Je fus capable de parler depuis ma matrice, de la sentir avec ma matrice. J'ai senti l’être doux et gentil qu'elle est vraiment à l’intérieur.
Habituellement nous nous disputons ou bien nous jouons le rôle de femmes dures. Cette fois ci nous étions ouvertes, confiantes l'une dans l'autre ; elle m'a écouté attentivement sans faire preuve de scepticisme et m'a même interrogé dans cette même humeur de joie et d'exploration.

Nous avons parlé de notre relation, de mon enfance et de sa mère. Je lui ai donné mon interprétation d'un événement d'enfance de ma grand-mère. Quand elle perdit sa mère sa vision du monde se fixa et ne changea plus. Toute sa vie elle a cherché à se protéger en adoptant cette position fermée, froide et forte méfiante face à la destiné. Je me suis aperçue que ma mère et moi avions toutes les deux adoptés sa position.
Inconsciemment nous avons attirés des expériences énergétiques similaires de souffrance et de pertes comme ma grand-mère. Quand j'ai essayé de lui expliqué ca elle m'a compris et nous nous sommes sentis très proches, très liés l'une à l'autre. Je fus capable durant cette conversation de me concentrer sur ma matrice.

A propos de ma sœur j'aimerais aussi parler de cette perception. Je me demande souvent pourquoi elle ne réagit pas ou n'acquiesce pas à mes suggestions. Je me rends compte maintenant que je lui parle généralement depuis mon mental et non pas depuis ma matrice. Si je lui parle depuis ma matrice je suis capable de m'adapter à son énergie ; je peux trouver de meilleures suggestions à lui faire ; j'accepte sa façon d’être. Plein de possibilités surgissent.

 

Echos des nouveaux venus


Échos du séminaire de Palm Springs 2006
Échos du séminaire de Mexico 2006
Échos du séminaire de Los Angeles 2005
Échos du séminaire de Rome 2005
Échos du séminaire de Haarlem 2005
Échos du séminaire de Long Beach 2005